Les Rencontres Santé de Nice

Les enjeux des Rencontres Santé de Nice 2024

« Territoires de santé : redonner le pouvoir aux acteurs ! »

les 1er et 2 février 2024 à l’hôtel Méridien de Nice

Nice 2024 : 9ème édition depuis les Rencontres de Québec, en 2014

Les Rencontres de Québec, puis celles de Nice, ont permis de réunir plus de 1000 décideurs de la santé du monde francophone qui ont échangé, réfléchi et construit une pensée commune (taux de fidélisation : 50%).

Quelques retours des participants, intervenants et sponsors :

« J’ai passé un moment délicieux, pétillant et bienveillant! Bravo pour ce travail exceptionnel. Les échanges étaient passionnants, le colloque de haute tenue et des à-côtés très sympathiques/ Merci pour ces journées enrichissantes et rafraîchissantes ».

Les retours de ces Rencontres sont à l’évidence excellents, avec une progression du nombre de participants (triplée depuis Québec), la présence de grands décideurs de la santé du monde francophone, une satisfaction tant sur la qualité des intervenants que sur la logistique désormais bien rodée au Méridien.

Le taux de fidélisation est un critère fort de réussite, avec plus de 40% de participants qui reviennent chaque année et 25% qui sont présents depuis 6 ans.

Les « Rencontres Santé de Nice » constituent désormais en France un « think tank » annuel incontournable mais surtout un accélérateur de réseaux. Chacun vient chercher des contacts utiles dans un cadre privilégié facilitant les échanges.

2024 marquera la 9ème édition après un lancement à Québec en 2014, puis 7 éditions à Nice de 2015 à 2023. Cette manifestation joue désormais dans la cour de CHAM, des Universités de l’ANAP, même si le volume de participants à Nice reste volontairement plus réduit, pour permettre le concept de Rencontres intégrées et conviviales.

Public attendu à Nice : 200 décideurs de la santé 

200 décideurs internationaux de la santé et de haut niveau, parmi lesquels :

  • Des représentants des pouvoirs publics,
  • Des présidents de structures gestionnaires d’établissements et de services,
  • Des directeurs d’établissements publics et privés,
  • Des présidents de commissions médicales d’établissements,
  • Des responsables d’administrations en charge de la santé,
  • Des responsables de fédérations hospitalières,
  • Des agences nationales ou régionales de la santé,
  • Des dirigeants d’entreprises reconnues et de start-up du secteur de la santé…

L’objet central des Rencontres : échanger, réfléchir, construire…pour recomposer et imaginer la santé de demain

Le contexte : une accélération des recompositions en santé en France et partout dans le monde francophone. Des opérations complexes, aux enjeux économiques et de santé publique particulièrement forts.

Les fondements : besoins de santé croissants, démographie médicale, vieillissement de la population, nécessité d’optimiser les structures, exigences plus fortes des patients-clients, procédures de qualité et sécurité, volonté politique de répondre concrètement à la demande…et des moyens insuffisants malgré le « quoi qu’il en coûte ».

Les attentes : tant pour les recompositions en projet, en cours, que réalisées, les décideurs du monde de la santé ont besoin, sinon d’une pause, du moins d’une prise de hauteur par rapport à leurs objectifs à court et moyen terme, et les résultats obtenus ; besoin aussi de se situer dans les mutations en cours et de repérer les innovations.

L’objectif majeur pour 2024 sera de permettre des retours sur expériences, avec les leçons apprises et le partage des réussites et des échecs. La valeur ajoutée de ces Rencontres est de développer mutuellement des connaissances et d’échanger sur des expériences concrètes. Ces Rencontres doivent contribuer au développement des connaissances des grands managers et permettre de suggérer aux décideurs de nouvelles approches pour dynamiser les recompositions en santé.

Les Rencontres Santé de Nice 2024 seront aussi à l’échelle européenne et nous allons réaliser des clips d’expériences intéressantes et interviews dans différents pays.

La plateforme que constituent les Rencontres de Nice permettra de promouvoir de belles initiatives dans notre système de santé. Faire connaitre, diffuser est un objectif des Rencontres.

Le nouveau Conseil d’Orientation Stratégique

Depuis 2021 l’association AIRRES a laissé la place à un nouveau « Conseil d’Orientation Stratégique » (COS), présidé par Didier Haas et composé des membres suivants :

  • Christian Anastasy : consultant, ancien DG de l’ANAP et IGAS
  • Anne-Marie Armantéras : présidente de l’ANAP, ancienne conseillère santé du Président de la République
  • Gertrude Bourdon : consultante, ancien PDG du CHU de Québec
  • Philippe Denormandie : chirurgien, directeur des relations santé de NEHS
  • Claude Evin : avocat, ancien ministre de la santé
  • Dominique Lebrun : directrice d’hôpital, présidente de l’ORSAC
  • Pauline Maisani : directrice générale de la Pitié Salpêtrière (AP HP)
  • Benoît Péricard : consultant, ancien DG d’ARH et de CHU

Le thème de réflexion des 9èmes Rencontres Santé de Nice :

 

 « Territoires de santé : redonner le pouvoir aux acteurs ! »

 

Ce qui a fait la réussite des Rencontres de 2023 « Les systèmes de santé : n’oublions pas l’humain » :

  • La qualité du thème
  • La qualité des intervenants
  • Le rythme des journées
  • L’animation générale
  • Le respect des horaires
  • Les échanges faciles
  • L’ambiance conviviale
  • La localisation à Nice
  • L’hôtel Méridien, entièrement refait à neuf
  • La qualité des repas

Pour 2024 nous voulons renforcer :

  • Les comparaisons internationales (plutôt francophones)
  • Les retours d’expériences et capitalisations
  • Les clips vidéo tournés sur sites
  • Le rythme d’ensemble…

Le nouveau thème permettra d’aborder plusieurs thématiques, qui sont dans l’esprit des Rencontres : approches politiques, de gouvernance, territoriales, stratégiques, médicales, organisationnelles, économiques, nouvelles technologies, évaluation…

 

PROGRAMME DES RENCONTRES 2024

« Des politiques de santé territoriales installées, mais trop complexes ! »

La politique de santé doit être conçue au niveau national, mais doit s’imprégner des réalités du terrain, de la connaissance des besoins et de la vision des acteurs qui sont au contact des populations à accompagner. L’échelle du territoire est incontournable, mais encore difficile à appréhender, car tous les dispositifs ont une définition, un périmètre et un fonctionnement différents.

La question centrale est de trouver des formules simples, souples, adaptées aux réalités locales et qui permettent aux acteurs, aussi bien les pouvoirs publics que les intervenants de se rencontrer, de co-construire des projets réalistes et in fine, d’améliorer le système de santé, si mal en point depuis quelques années.

Les moyens existent, les intelligences collectives aussi, mais notre pays souffre du « mal français » qui est l’addition des textes, des normes et des dispositifs complexes, qui ne donnent que de piètres résultats au regard des moyens injectés. Il existe trop d’usines à gaz qui coûtent très cher et qui ne produisent pas ce qui est espéré.

Depuis 25 ans on parle de régionalisation, de déconcentration, de benchmark d’expériences réussies, de coopérations entre les secteurs, mais les mises en place sont timides, avec une crainte réelle du pouvoir central de perdre la main sur la politique de santé nationale.

Les ARS, outils administratifs à la suite des ARH créées en 1997, sont encore trop cantonnées dans un rôle de contrôle, de courroie de transmission des politiques nationales et non comme impulsion des projets collectifs, interlocuteurs des acteurs, adaptées aux terrains et répondant aux besoins locaux.

La question reste de comprendre pourquoi, malgré leurs efforts (accompagnement de projets territoriaux par le FIR en médecine de ville ou domicile, les ARS ne parviennent pas encore à transformer sur le terrain en davantage de coordination, de projets centrés patients, d’actions de prévention ? Car toutes ces actions sont tentées et parfois réalisées par les ARS, mais souvent à petite échelle. La bonne question à se poser : le décret qui permet aux ARS de déroger aux textes en vigueur donnera-t-il davantage d’élan à des projets de transformation sur le terrain ?

« Des acteurs, opérateurs et décideurs multiples qui ne coopèrent pas assez ! »

Quand on remet en perspective les outils mis en place pour la démocratie sanitaire, on peut affirmer que l’architecture est déjà bien pensée et permet de bâtir en concertation des politiques régionales de santé, tenant compte des besoins des territoires.

Deux questions se posent alors : 

  1. Pourquoi ces acteurs nombreux, notamment dans les CRSA, ne s’en saisissent ils pas davantage ? 
  2. Pourquoi les acteurs institutionnels (ARS, Ministère…) n’impliquent-ils pas davantage les autres acteurs ?

Pour définir leur politique territoriale de santé et mettre en œuvre notamment les projets régionaux de santé, les ARS établissent une concertation avec tous les acteurs de santé du territoire :

  • Les représentants de l’Etat en région,
  • Conseil régional,
  • Conseils départementaux,
  • Elus locaux,
  • Professionnels de santé et leurs représentants,
  • Gestionnaires d’établissements ou de services sanitaires et médico sociaux,
  • Usagers et leurs représentants,
  • Associations,
  • Partenaires sociaux

Les responsabilités sont réparties entre le Directeur Général de l’ARS et plusieurs instances de concertation, garantes de la représentation et de la participation de tous les acteurs au débat public, pour définir la politique régionale de santé.

« Des définitions de territoires de santé multiples ! »

Il existe de multiples définitions des territoires, administratives, et/ou juridiques :

  • Des territoires de démocratie sanitaire
  • Des zones dans lesquelles sont réparties les autorisations d’activités de soins et d’équipements médicaux lourds
  • Des communautés professionnelles territoriales
  • Des groupements hospitaliers de territoires

Et parfois les territoires ne se recoupent pas et donc se superposent ! 

Mais n’oublions pas que l’organisation territoriale doit permettre à « Madame Durand de Provins » d’avoir recours aux soins qui seront adaptés à son besoin, quel que soit son état de santé et au moment où elle en aura besoin. Et c’est cette préoccupation territoriale qui doit être le fil rouge… (ce qui, en l’occurrence ne justifie pas toujours une offre de soins de proximité, surtout quand elle n’est pas de bonne qualité).

Le territoire doit être considéré aussi en fonction de la nature de la prise en charge requise :

  • Proximité pour le « médicosocial »
  • Régional pour les activités de recours (5% de l’activité des CHU)
  • National pour les activités très complexes (Greffes)
  • Européen pour les maladies rares (7000 maladies/ 3millions de patients en France/ 20 millions en Europe)

Pour illustrer la façon dont les coalitions territoriales d’acteurs peuvent obtenir des gains de santé (stabilisation maladies chroniques, moins d’hospitalisations…) il faudra interroger des équipes de ville et hospitalières, porteurs de programmes de santé populationnelle en France (5 groupements) et/ou en Belgique avec de très bons résultats.

Le patient, l’usager, la personne accompagnée, tant dans le secteur sanitaire que médico-social commencent tout juste à trouver la place qui doit leur revenir et les associations prennent de l’ampleur pour que la personne soignée ne soit plus au centre du dispositif de soin, mais autour de la table, avec l’ensemble des décideurs et des opérateurs.

CONTENU DU PROGRAMME

  • Définitions du concept de « territoires de santé ».
  • Retour sur les conclusions du « CNR Santé » et ses approches territoriales
  • Interview du Dr Luc Boileau, directeur national de santé publique, sous-ministre adjoint au ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec
  • Table ronde N°1 : « Une approche de santé globale : One health »
  • Table ronde N°2 : « La responsabilité populationnelle : outil de démocratie et d’efficience »
  • Table ronde N°3 : « Le médico-social : multiplicité des dispositifs de coopération : comment garantir un parcours simplifié ? »
  • Table ronde N°4 :« Architecture : quelles nouvelles méthodes pour faire participer les acteurs et les utilisateurs ? »
  • Table ronde N°5 :« La maîtrise éthique de la santé numérique »
  • Table ronde N°6 : « Comment co-construire avec les patients et les usagers sur les territoires de santé : approches politiques, éthiques et méthodologiques ? »
  • Table ronde N°7 : « Quelle gouvernance et quels moyens pour les politiques territoriales ? »
  • « Regards croisés sur les Rencontres par 3 grands témoins » 

INTERVENANTS 2024

André Accary : président du conseil départemental de Saône et Loire, Christian Anastasy : consultant, ancien DG de l’ANAP et IGAS, Anne-Marie Armantéras : présidente ANAP : ancienne conseillère santé du Président de la République, Luc Boileau : directeur national de santé publique du Québec, Philippe Denormandie : chirurgien, directeur des relations santé de MNH, Marie-Sophie Desaulle : présidente de la FEHAP, Claude Evin : avocat, ancien ministre de la santé, Agnès Firmin Le Bodo : ministre déléguée chargée de l’organisation territoriale, Lamine Gharbi : président de la FHP, Didier Jaffre : directeur général de l’ARS Occitanie, Dominique Lebrun : présidente de l’ORSAC, Pauline Maisani : directrice générale de la Pitié Salpêtrière (AP HP), Benoît Péricard : consultant, ancien DG d’ARH et de CHU, Arnaud Robinet, président de la FHF…