Les rencontres francophones sur les recompositions en santé

Retour sur les Rencontres de Nice 2015

Nice 2016 : la suite logique des Rencontres de Québec 2014 et Nice 2015

 

Nice : 9 et 10 avril 2015 : deuxièmes « Rencontres francophones sur les recompositions en santé » 

A Nice, 150 décideurs francophones de la santé de haut niveau se sont réunis, parmi lesquels deux anciens ministres de la santé, Claude Evin et Elisabeth Hubert, avec pour objectif d’échanger, de réfléchir, et de construire ensemble une pensée commune, autour du concept de recompositions en santé. A Nice, le thème portait plus largement sur les recompositions en santé, notamment des liens de l’hospitalisation avec l’ambulatoire et la ville, et avec le médico-social.

Le Dr Luc Boileau, PDG de l’Institut National d’Excellence en Santé et Services Sociaux du Québec, nous a éclairés sur la réforme majeure en cours du système de santé québécois, et des restructurations induites.

Les 7 tables rondes ont porté sur les approches territoriales, les restructurations lourdes, le rôle des médecins, les enjeux économiques, les stratégies des groupes, et les défis de la construction d’établissements.

4 opérations majeures de restructurations hospitalières de Belgique, de Suisse et de France ont fait l’objet d’une table ronde, et enfin 4 ateliers thématiques ont traité des NTIC, du management, des patients, et de l’externalisation des fonctions supports.

Claude Evin, grand témoin, a présenté une synthèse et les analyses de ces Rencontres de Nice, en insistant sur les 4 raisons majeures des recompositions en santé : évolution épidémiologique, évolution des modes de prise en charge, évolution de la démographie des professionnels de santé, et la recherche de l’efficience économique.

Les 3 outils nécessaires pour la mise en oeuvre sont d’après lui une nouvelle gouvernance, les nouvelles technologies (systèmes d’information notamment), et des modalités de financement adaptées.

Enfin, selon Claude Evin les 4 conditions de réussite des recompositions en santé sont la capacité à donner du sens à ces opérations, l’appui sur un vrai projet médical, le portage par des leaders internes et externes, et la possibilité de redonner des marges de manœuvre aux acteurs (financières, juridiques)… et surtout travailler en mode « prêt à porter » sur chacun des projets de recomposition.

Christian Estrosi, député-maire de Nice, président de la métropole Nice Côte d’Azur, et président du conseil de surveillance du CHU a reçu les participants au Centre Universitaire Méditerranéen, et rappelé l’intérêt de l’agglomération pour les colloques de ce type, les questions de santé, et les innovations qui peuvent se développer à Nice, au travers de la recherche et de la création d’entreprises.

Claude Evin, ancien ministre de la santé et Pascal Maurel, directeur général de Décision Santé