Les Rencontres Santé de Nice

Les enjeux des rencontres de Nice 2020

 

« Coopérer pour mieux soigner ! »

 

Nice 2020 : 7ème édition depuis les Rencontres de Québec, en 2014 

Les Rencontres de Québec, puis celles de Nice, ont permis de réunir plus de 600 décideurs de la santé du monde francophone qui ont échangé, réfléchi, et construit une pensée commune (taux de fidélisation : 50%).

Quelques retours des participants, intervenants et sponsors :

« J’ai passé un moment délicieux, pétillant et bienveillant. Bravo pour ce travail exceptionnel. Les échanges étaient passionnants, le colloque de haute tenue et des à-côtés très sympathiques. Merci pour ces journées enrichissantes et rafraîchissantes».

2020 marquera la 7èmeédition après un lancement à Québec en 2014, puis 5 éditions à Nice de 2015 à 2019.  Cette manifestation joue désormais dans la cour de CHAM, des Rencontres de la Baule, des Universités de l’ANAP, même si le volume de participants à Nice reste volontairement plus réduit, pour permettre le concept de Rencontres intégrées et conviviales.

Les retours de ces Rencontres sont à l’évidence excellents, avec une progression du nombre de participants (triplée depuis Québec), la présence de grands décideurs de la santé du monde francophone, une satisfaction tant sur la qualité des intervenants que sur la logistique désormais bien rodée au Méridien.

Le taux de fidélisation est un critère fort de réussite, avec plus de 40% de participants qui reviennent chaque année et 25% qui sont présents depuis 6 ans.

Les « Rencontres Santé de Nice » constituent désormais en France un « think tank » incontournable, mais surtout un accélérateur de réseaux. Chacun vient chercher des contacts utiles, dans un cadre privilégié facilitant les échanges.

 

L’objet central des Rencontres : échanger, réfléchir, construire…pour recomposer la santé

Le contexte : une accélération des recompositions en santé en France et partout dans le monde francophone. Des opérations complexes, aux enjeux économiques et de santé publique particulièrement forts.

Les fondements :  raréfaction des moyens, besoins de santé croissants, démographie médicale, vieillissement de la population, nécessité d’optimiser les structures, exigences plus fortes des patients-clients, procédures de qualité et sécurité, volonté politique de répondre concrètement à la demande…

Les attentes : tant pour les recompositions en projet, en cours, que réalisées, les décideurs du monde de la santé ont besoin, sinon d’une pause, du moins d’une prise de hauteur par rapport à leurs objectifs à court et moyen terme, et les résultats obtenus ; besoin aussi de se situer dans les mutations en cours.

L’objectif majeur pour 2020 sera notamment de permettre des retours sur expériences,  avec les leçons apprises et le partage des réussites et des échecs. La valeur ajoutée de ces Rencontres est de développer mutuellement des connaissances et d’échanger sur des expériences concrètes.

Ces Rencontres doivent contribuer au développement des connaissances des grands managers et permettre de suggérer aux grands décideurs de nouvelles approches pour dynamiser les recompositions en santé.

 

Les idées du nouveau Conseil d’Orientation Stratégique

Pour 2020 l’association AIRRES a laissé la place à un nouveau « Conseil d’Orientation Stratégique » (COS), composé des 10 membres suivants :

  • Christian Anastasy : consultant, ancien  DG de l’ANAP et IGAS
  • Gertrude Bourdon : consultante, ancien PDG du CHU de Québec
  • Philippe Denormandie : chirurgien, directeur des relations santé de NEHS
  • Claude Evin : avocat, ancien ministre de la santé
  • Béatrice Fermon : vice présidente du pôle santé de Paris-Dauphine
  • Didier Haas : fondateur des Rencontres santé de Nice
  • Dominique Lebrun : présidente de l’ORSAC et de l’URIOPSS Auvergne-RA
  • Pauline Maisani : directrice de l’hôpital Beaujon et Bichat-Claude Bernard
  • Dr Pascal Maurel : président d’Ortus Santé
  • Benoît Péricard : directeur KPMG Santé et ancien DG ARH et CHU

Les fondamentaux de 2020 proposés par le COS

  • Eviter l’hospitalo-centrisme
  • Prendre la notion de soin dans son acception large
  • Penser au premier recours et au domicile
  • Faire du « bottom-up » et non du « top-down »

L’analyse des coopérations actuelles en santé

Analyser quels sont les obstacles à la coopération : culturels, compétences, formations…financements : modalités d’allocations ; est ce que l’on perd de l’argent si l’on coopère ?

En mars 2020 des négociations conventionnelles vont déterminer le financement des CPTS, et dans l’article 51 les financements au parcours. En mars 2020, nous aurons le premier bilan du nombre de CPTS et la tarification au parcours.

L’article 51 : réelle opportunité ou nouvelle usine à gaz ? Problème de casting… Cela demande en plus des modes d’organisation nouveaux, des mécanismes moins lourds, un mode de financement adéquat et des processus de décision performants.

Les territoires et les coopérations possibles

Dans les territoires il doit exister un projet de coopération entre les acteurs. A étudier les déterminants des coopérations. Idée : faire venir des élus locaux concernés. La coopération c’est l’échange d’information, la mutualisation sur un territoire

Les retours d’expériences réussies de coopération

Des échanges d’expériences seront nécessaires. Quels sont les obstacles aux coopérations ? Quels facteurs clés de succès ? Il est nécessaire d’écouter des acteurs bien ciblés.

Il faudra sortir un texte après les Rencontres sur les manières d’améliorer les coopérations.

Les acteurs des coopérations et l’écoute du terrain

Les gestionnaires et les médecins ne sont pas les seuls professionnels au cœur des coopérations. Dans les MSP, les promoteurs sont les pharmaciens.

La coopération s’entend aussi au sein des services, avec une approche sociologique. Il y un problème de rupture de tâches. La question de délégation de tâches est à creuser.

Il faut rechercher le champ des « non dits » qui bloquent les systèmes. Il faut écouter les acteurs: patients, professionnels, médecins, élus, soignants…Le patient est-il un levier des coopérations ? En France nous sommes encore faibles sur les capacités d’écoute des patients. Que veulent vraiment les patients ?

Le monde associatif et médico-social à l’heure des coopérations

Le monde du médico-social et le monde associatif sont en pleine réflexion sur la taille des associations, les besoins de regroupement. Les questions de fusion-absorption se posent aussi ou d’autres formes de collaboration. Les associations de patients travaillent aussi en coopération sur la définition des besoins.

Synthèse des idées du Conseil d’Orientation Stratégique :

  1. Faire du « bottom-up » et non du « top-down »
  2. Recueillir les avis et demandes du terrain
  3. Présenter des expériences de coopérations réussies
  4. Identifier les blocages aux coopérations
  5. Analyser les coopérations du médico-social et des associations
  6. Intégrer la dimension européenne des coopérations en santé : Hollande, Belgique, commission santé europe…
  7. Interroger les processus de décisions et la gouvernance

Sur le thème, seront envisagées toutes les coopérations, susceptibles au final d’améliorer les soins dispensés aux patients. Aujourd’hui, on parle de coopérations, de coordination des acteurs, de processus intelligents, de parcours de soins etc. Mais les réalités sont encore loin de correspondre aux grands discours, intentions, voire antinomiques avec les textes administratifs (cf. circulaire art 51).

Il reste des progrès considérables à accomplir et une des clés sera la capacité des grands acteurs, opérateurs et décideurs à mieux communiquer, à travailler ensemble en mode projet et à coopérer de façon efficiente et évaluée.

Les Rencontres Santé de Nice 2020 seront aussi à l’échelle européenne et nous allons réaliser des clips d’expériences intéressantes et interviews dans différents pays.

Sur le thème des coopérations, il va falloir faire preuve d’innovation pour dépasser les constats traditionnels sur l’organisation en silo et l’inadéquation des modalités de financement. Il y a la coopération des structures, mais aussi la coopération des acteurs.

La plateforme que constituent les Rencontres de Nice permettra de promouvoir de belles initiatives de coopération dans notre système de santé.  Faire connaitre, diffuser est un objectif des Rencontres.

Premières suggestions :
7 clés pour faciliter les coopérations sur les territoires

Les territoires : maillons premiers de coopérations, de restructurations, de regroupements, en vue d’un projet de santé, en phase avec les besoins, les moyens et produisant de la qualité.

  1. Partir des besoins repérés et objectivés du territoire
  2. Définir un projet médical commun à un territoire et ses acteurs
  3. Associer tous les acteurs (décideurs et opérateurs) du territoire dès le départ
  4. Organiser la gouvernance sans usine à gaz avec un leadership intelligent
  5. Piloter efficacement et économiquement les projets
  6. Elaborer des systèmes d’évaluation des performances et de la qualité
  7. Communiquer de façon systématique auprès de toutes les parties